vendredi 25 mai 2012




Actualité de la « Paye ».

"Se payer en se payant de mots"


Le mot est tendance. Notre bon roi Dagobert 2 « le normal » vient de réduire sa « paye »de 30%. Douloureux sacrifice qui va l’empêcher de renouveler ses « culottes ». Après la confusion de l’envers et l’endroit, c’est la débine !

De mauvais esprits ne trouvent pas « normal » de se mettre ainsi en avant, à peine élu, pour glorifier sa parcimonie et son sens de l’économie des deniers publics. Comme si cette première décision officielle d’un roi avait la moindre portée pour ses sujets.  Cette forme de prétention…(regardez comme ma Grandeur, dans sa sublime compréhension des malheurs de son peuple sait faire des sacrifices personnels)… est d’autant plus « anormale » que le prédécesseur à l’Élysée avait, en 2007, majoré la rémunération du roi de 170%. Cette réduction de 30% correspond en fait, par rapport à l’avant Sarkozy, à une Majoration de 120%, au lieu de 170%.

C’est ce qui s’appelle savoir se payer en se payant la tête de ses sujets

« Se Payer de mots »

Mais le monarque ne se contente pas de mentir, de se moquer de ses dociles électeurs. Là, encore, il fait des économies. Il se paye de mots. Sur tous les sujets, et en particulier ceux qui intéresseraient son peuple, il se contente de vains mots, de vaines paroles sans tenir compte de la réalité. Prenons le mot « Croissance ». Pour mieux lui donner un aspect universel, indiscutable, sacré, Dagobert vient de le célébrer en grande pompe avec Obama. Quant à son contenu, sa signification son impact précis sur la réalité, Rien. Toute la Cour, tous les journalistes se prosternent ; On n’ergote pas avec la croyance. Dormez tranquilles, bonnes gens, la déesse « Croissance » vous protège. Vous n’allez pas l’indisposer avec vos questions vulgaires sur les moyens et les effets concrets de son intervention divine.  Se payer de mots pour un Roi, c’est endormir le bon peuple, lui mentir, dissimuler le réel. Qui sait, même si Dagobert sait ce que recouvre sa belle « Croissance » ? Comme dit Chateaubriand, même celui qui les profère ne comprend rien à ces mots valises mais … « il se figure être un génie transcendant » (Mémoires d’Outre Tombe, Tome 2, page 204)

Et pourtant, il existe des décideurs qui ne se payent pas de mots. Ils savent parfaitement ce que recouvre le mot « Croissance ». Ils ont les pieds sur terre, ils connaissent les moyens très concrets de « relancer » la Croissance. Ils pourraient aisément expliquer à Dagobert leur infaillible méthode pour y aboutir. Ainsi (Le Monde 24 mai 2012), Le Président directeur général allemand de la « CommerzBank », un certain Martin Blessing, nous donne la recette. Sa banque est victime de la « Crise ». Elle est en perte de vitesse. Les résultats sont décevants. « Toute entière tournée vers l’objectif de combler son besoin en capital (la Croissance), la Banque «  a restreint ses activités ». Cette dure nécessité, qui a certainement du avoir des conséquences sur « la croissance «  de l’emploi et des rémunérations salariales, a affligé Martin Blessing au point qu’il a du, pour ne pas sombrer dans la déprime, majorer son salaire et ceux de son équipe de direction de 160%. Son salaire est passé de 500.000 euros à Un million, 300.000 euros par an. Bel exemple d’une « croissance » exemplaire ! Ça s'appelle, chez Dagobert, le « développement régressif », ou la « Croissance »  par le «  Chômage ».

mardi 3 avril 2012

SUR LE BANC






Assises dans la cour de l’école, devant le bureau de vote, Jane et Alphonse, deux connaissances du quartier, s’interrogent :

Jane : Alors , Alphonse, tu vas y aller ? T’as l’air penaud, mal à l’aise. T’hésiterais donc à faire ton devoir, par hasard ? Aurais tu oublié que nos ancêtres se sont battus pour obtenir le droit de nous occuper de nos affaires, le pouvoir de décider ce qui est bien pour nous ? Allez, Alphonse, un vrai citoyen comme toi, un vrai patriote, ça vote.

Alphonse : Mais, Jane, tu sais bien que j’suis pas contre le vote. Et les voisins, qu’est ce qui diraient si ils me voyaient pas à l’école. Et puis, tu m’dis que le vote c’est un droit et un devoir. Ça veut dire quoi ? Si c’est un droit, je fais ce que je veux. Si c’est un devoir, je suis obligé de faire ce qu’on m’ordonne ; Alors, Jane, comment t’expliques ce truc ? Tu vois, c’est ça, aussi, qui m’chamboule la tête…

Jane : bien sur, t’es libre d’en faire à ta tête, mais, Alphonse, tu t’rends compte, y a un président d’la république à choisir ; Quel honneur, quelle gloire pour nous autres …c’est comme si on nous mettait au rang des notables, de ceux qui dirigent le pays. Tiens, c’est comme si t’avais la légion d’honneur et moi l’mérite agricole.

Alphonse : Moi, tu sais, Jane, les médailles c’est pas mon fort. Si le pouvoir que j’ai grâce à ce droit de vote, c’est seulement de l’abandonner entre les mains de quelqu’un d’autre que moi, ce n’est plus « mon » pouvoir mais une simple permission de répondre à une question que je n’ai pas posée. Tu crois vraiment qu’un président de la république, ça peut nous être utile, à nous qui n’ sommes pas d’ la Haute ?

Jane : Oh, Alphonse, quand même…y nous en faut un d’ président.

Alphons : Ben tu vois, Jane, plus j’y pense, moins j‘en suis sur, qui nous en faut un d’ président. T’as qu’à r’ garder dans quelle mouise y nous a mis, çui la qui vient d’tirer ses cinq ans. Et tu voudrais qu’on r’ mette ça, avec lui ou sa doublure ? Alors, non, Jane, finalement, j’irais pas à cette foire, cette foire du Trône. Tant pis pour les voisins ; On n’est pas des moutons, quand même. Ça s’rait bien qu’tu fasse comme moi, Jane. Qu’ on soient les plus nombreux à se battre pour en sortir de cette mouise, sans baisser culotte devant une urne funéraire mise généreusement à notre disposition par les « élites » qui nous gouvernent..

samedi 10 mars 2012

Brève du 10 mars 2012


FAITES VOS JEUX...


   RIEN N'VA PLUS...




«…  je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple permet, un jour, que des banques privées contrôlent sa monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleurissent autour des banques, priveront  les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».
Vous le connaissez le monsieur pensif qui nous raconte des blagues ? Non, Ça s rait t i pas un anarchiste par hasard ? Eh, non…vous allez tomber sur le cul ! C’est un Président des États Unis, un certain Thomas Jefferson, qui régna de 1801 à 1809 sur ce beau pays de la finance. Aujourd’hui, en Grèce, en Italie, les « Élus du Peuple » ont abandonné leur mission et cédé la place à deux banquiers pour diriger « leur » gouvernement. Et, nous, qu’est ce qu’on fait ? On vote pour une marionnette politicienne qui, à la moindre difficulté, déguerpira comme un lapin, pour passer la balle (mortelle) à un banquier ? Dans le temps, ces marioles passaient la main à un général quand ils devaient se mouiller :1940, 1958. Finalement ce petit Jefferson a raison. N’allons pas choisir un prète nom à un banquier. N’allons pas voter. Mars 2012